Vacances, j’oublie tout ? le paradoxe de la maman solo

Ça y est, j’y suis… en plein dans le moment le plus paradoxal des vacances d’été des enfants. Ce moment-là : ils sont partis depuis une semaine, j’ai passé la semaine à bosser à fond et à décompresser le soir entre amis (verre en terrasse, ciné, petit restau). En bref je profite de ma liberté retrouvée. Et là, tout à coup, le manque… le manque de mes enfants.

Mais d’où il me vient ce manque ? Bon, je rembobine (oui, je sais, ce mot ne parle pas aux moins de 25 ans). Début de semaine dernière, je les installe tous les deux dans la voiture de leur papa, je fais un dernier bisou, un méga câlin et à très vite les loulous ! Je ressens à ce moment-là un mélange de tristesse, de joie et de fatigue intense. Comme si j’avais tenu jusque-là, après ces semaines de confinement, et que maintenant mon corps me disait : ça y est, tu y es arrivée, maintenant tu as le droit de penser à toi et de dormir une vraie nuit. C’est mon troisième été de maman solo, et comme tous les ans, mes émotions se bousculent à l’intérieur. Finalement, cela se passe toujours de la même manière. C’est ce que j’appelle le « paradoxe de la maman solo » (je ne sais pas si les papas le ressentent aussi), paradoxe que je vis au cours des vacances d’été, quand mes enfants sont deux semaines chez leur papa.

Jours 1 à 6 : liberté chérie

Les 6 premiers jours, c’est la fête : je prends du temps pour moi, je ne range rien, je vois mes amis et je dors la nuit. Je me sens libre, ma charge mentale redescend en flèche et je bannis le terme « organisation ». Alors bien sûr, je ne suis pas en vacances, mais c’est tout comme: je n’ai plus besoin de réfléchir en permanence pour les autres et ça fait un bien fou.

Jours 7 et 8 : bascule

Autrement dit, le moment où je passe de l’autre côté. 7ème jour, le manque commence à s’installer insidieusement en moi. Je le repousse : oh ça va hein, je sais qu’ils sont bien là-bas en vacances, et en plus, j’ai encore besoin de temps pour moi, alors laisse-moi tranquille !

8ème jour, je range l’appartement et la chambre des enfants. Cela signifie que la maman en moi commence à reprendre sa place. Bon, je résiste encore à respirer leur odeur sur le lit, mais c’est limite.

Jours 9 à 11 : résistance

Croiser un enfant dans la rue, évoquer les enfants des autres… tous les prétextes sont bons pour penser aux miens. Mais je résiste : je me répète que ces deux semaines sont mes seules soupapes de respiration avant d’enchaîner pour 3 semaines de vacances tous les trois, et ensuite sur la rentrée des classes, qui promet d’être chaotique dans le contexte actuel. Alors je continue à profiter de ces moments si rares.

Jours 12 à 14 : capitulation

La moindre petite photo de mes enfants reçue sur mon portable, le plus petit coup de téléphone se terminant par “Gros bisous maman”… donnent lieu à une séance de visionnage intense des photos et vidéos des derniers mois, allongée sur le canapé. Je n’ai plus envie de lire, de faire du yoga ou les magasins, je veux juste retrouver mes enfants.

Jour 15 : retrouvailles

ça y est, ils sont en route. Je regarde ma montre toutes les 4 minutes. Tout ce dont j’ai envie à cet instant, c’est de vivre ce moment où ils se jettent dans mes bras, enfouir mon visage dans le creux de leur cou, et les retrouver pour nos vacances à trois. Quand on est maman solo, les enfants prennent une place encore plus grande dans notre vie. Alors même si je suis heureuse de prendre du temps pour moi, je pense que je ne peux pas tenir plus de deux semaines sans les voir. Je ne suis tout simplement plus faite pour ça. Retrouvez ici mon précédent article sur le sujet, avec des conseils pour bien se préparer à ces vacances en alternance.

Aller, encore une semaine et je pourrai à nouveau me plaindre de n’avoir jamais de temps pour moi 😉  Et vous, est-ce que vous vivez aussi le paradoxe de la maman solo ?

Passez un très bel été !

En route pour les vacances !

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