Vacances d’été: la difficile séparation

Il est 15h00 ce dimanche et je trépigne d’impatience… je vais enfin les récupérer après 15 jours de séparation, mes petits loups. La voiture arrive, Pucette se propulse à l’extérieur et se jette dans mes bras, je plonge mon visage dans son cou. Le bonheur ! Tiloup arrive dans les bras de son papa, un petit sourire en coin, les bras grands ouverts, il est content de me voir mais ça ne déborde pas de joie. 1er pincement au cœur.

C’est l’heure du coucher, Tiloup tend les bras vers son lit directement. Où est mon câlin du soir, sa tête sur mon épaule ? Je commence à chanter ma chanson habituelle, mais non, rien n’y fait, il veut dormir un point c’est tout. 2ème pincement au cœur.

J’ai beau avoir besoin de repos, je me rends compte que chaque départ en vacances des enfants avec mon ex-mari est une épreuve pour moi, et chaque retour, une sorte de petit combat. Un combat pour apprivoiser à nouveau mes enfants. Reprendre les habitudes de chez maman, remettre en place ces petits rituels qui me sont si chers. J’essaie de relativiser, mais je ne peux m’empêcher de trouver cela injuste… moi qui suis toute l’année, chaque jour, chaque minute présente à leurs côtés. J’ai l’impression de ne pas mériter cela, je n’ai pas envie de partager ce que j’ai l’impression de construire seule au quotidien. C’est totalement absurde, je le sais, car nos petites habitudes reprennent leur place en moins de deux jours… Mais je ne peux empêcher ce petit pincement dans mon cœur, et ce léger flottement.

Tout cela est très paradoxal, car comme tous les parents solos, j’ai besoin de souffler de temps en temps, il me faut quelques bonnes nuits de sommeil, une ou deux soirées pour moi et un peu de temps libre. C’est ce que me procurent en général les vacances de la Toussaint ou de Pâques, une semaine chez papa et une semaine chez maman, juste le temps de se manquer, pour mieux se retrouver. Mais finalement, pour moi en tout cas, les grandes vacances d’été sont une épreuve. 15 jours de séparation, c’est très difficile, et je ne profite pas vraiment de ces moments pour moi. Pire, je culpabilise même de les vivre sans mes petits loups. Passés les 5 premiers jours, le temps commence à me paraître très long, et je ne rêve que d’une chose : les serrer très fort à nouveau dans mes bras. Vivement MES 15 jours de vacances avec eux !

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